Chasse du Dimanche 20 décembre 2009

Mardi 22 décembre 2009
Par karol

Depuis 5  jours le thermomètre flirte avec des températures négatives, je dirais même une aventure polaire puisque les nuits il descend à des moins 10° et plus.

Quelques nuages ont bien voulu traverser le ciel de Provence, juste assez pour blanchir le territoire. Mais les nuages ont été chassés par un fort mistral surtout samedi. Demandez à tout provençal ce que veut dire le mistral avec des températures négatives.

Heureusement qu’il s’est essoufflé pour dimanche. Soleil radieux qui n’arrivait pas à faire fondre la glace des chemins.

Nous avons hésité à seller nos chevaux. Nous sommes 8 cavaliers : Constance, Charlotte, Driou ami de Geoffroy, Edouard, Geoffroy, Jean Philippe et Mickey. Je demande alors à mes intrépides jeunes veneurs (même Mickey) de ne pas prendre de risque et de savoir mettre pied à terre s’il y a trop de risques pour les cavaliers et chevaux.

Cyril est venu avec sa fille Géraldine qui fête ce jour ses vingt ans et son fils Pierre.

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Je décide de commencer à fouler vers les particuliers. Nous ne trouvons qu‘une très grosse compagnie de sangliers et quelques daims. Encore une fois la sagesse de nos chiens m’émerveille. Tous ces animaux à vue et pas un récri, même de Durance, Dorémi et Dacapo. Ne trouvant rien je me dirige vers l’agrandissement. Tilbury donne le premier récrie, vite rejoint par les 34 autres chiens qui travaillent en concert le rapproché.

C’est le lancé au-delà de la tête du « bull »!

Vu le verglas je ne peux engager mon cheval à la montée. Je recule pour entendre trois chiens dans Pontoise. Je pense avoir retrouvé la tête. Et non j’entends au loin vers les longues terres une trompe sonner le bien-aller. Bon il me faut reprendre Una, Unique et Uruguay qui se récrient vivement sans avancer très vite. Mais trop pour que mon cheval les rejoigne rapidement. Pas d’angoisse, je prends mon temps surtout qu’au rapport j’avais laissé entendre qu’aujourd’hui les jeunes n’avaient qu’à prendre les choses en main… Il me faut un certain temps pour retrouver la chasse. Bravo! Tous les petits jeunes sont là serrant les chiens de près. Mais il ne faut pas oublier Mickey qui les a surveillés.

L’on m’explique l’heure de jolie chasse.

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Les chiens sont très criant mais n’avancent pas. Le change de trois animaux bondit devant Mickey coupe de Malakoff, Jean Philippe appuie les deux chiens de tête ce qui permet de bien maintenir. La chèvre est sonnée par Cyril avec plus de 5 minutes d’avance. La chasse remonte derrière les chenils. Grand récrie.

Est-ce le relancé ?

Une harde de plus de 15 biches débuche devant moi. Les chiens arrivent derrière pour décrocher dans le champ et reprendre la voie au rembucher.

Est-elle passée avant ?

Était-elle dans la harde ?

Pourtant Geoffroy et moi ne l’avons pas vue…

La chasse se dirige dans les enceintes  de Pontoise où les grands animaux se calent. Les chiens y tombent aussi en défaut. Je les reprends pour trouver une sortie. Un petit bout de voie avec un vol ce l’est me donnent un peu  d’espoir. Malheureusement malgré le travail des chiens la retraite sera sonnée à la tombée du soleil et de la chape de froid.

Nous nous interrogeons. Pourquoi par ce temps les récries sont superbes, et pourquoi les chiens n’arrivent pas pousser plus vite.

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Jean Philippe me raconte qu’à la sortie de l’agrandissement la chèvre a pris un virage un peu trop vite et n’a pas pu contrôler sa glissade… Je me dis qu’il est quand même agréable pour un maître d’équipage de se voir entouré d’une jeunesse capable de servir les chiens.

François Bouffil


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