Chasse de samedi 26 Décembre 2009
Trois jours plus tôt il m’a fallu avancer d’un jour notre date de chasse et je conçois que cela soit très désagréable pour ceux qui avaient organisé leur planning en cette période de fêtes familiales. Mais dans l’espoir de conserver et pérenniser notre territoire certaines concessions sont de mise alors mille excuses à ceux qui n’ont pu venir.
Nous retrouvons à 11 heures : Stéphanie, Karol, Mickey, Olivier, Constance et Geoffroy accompagnés de leur frère Pilou, Fanny l’amie de Constance en vélo, et Gérard le papa de Karol à pied. Après notre petit casse croûte, nous nous mettons à cheval. Et oui Karol suit en cavalière sa première chasse.


Les chiens bien en meute derrière nos chevaux, mon fils à mes cotés. Comme il se dit dans ces grands moments de la vie « le roi n’est pas mon cousin ».
La température qui n’a pas varié de la nuit, le soleil voilé de quelques nuages laissent prévoir une bonne voie.
Dés la première enceinte de l’allée du cerf quelques récries et une vingtaine de chiens percent vers les vallons. Je les retrouve sur le plateau au-delà de la grande allée. Geoffroy me dit avoir vu de loin un gros animal qu’il ne peut identifier comme un chevreuil, mais à entendre les chiens dont quelques vieux il ne peut y avoir de doute. Je peux faire rallier tous les chiens.
Après avoir tourné dans les enceintes du plateau, la chasse passe l’allée de Malakoff, refuse de débucher à la cavalerie, pour revenir à Malakoff, puis sauter la grande allée au niveau des deux vallons. Les chiens vont très vite et sont très criants un vrai plaisir.
J’ai une vue. Nous avons affaire à un animal moyen.
La chèvre tourne et retourne dans les vallons cherche manifestement le change. Ne le trouvant pas, elle longe la parcelle du vallon en revenant vers la grande allée. Gérard arrêté au carrefour des vallons tente de me questionner sur le déroulement de la chasse. Je l’encourage à écouter cette belle musique des 34 chiens pleine gueule. J’ai su le soir qu’il s’est confié à sa fille de son étonnement à ce que j’appelle cela de la musique. Ah quand la passion n’est pas là…
Nous a-t-elle entendue? Mais elle refuse de sauter la grande allée, pour reculer de nouveau dans les vallons. Elle en sort au niveau de la coupe de Malakoff, passe l’allée du chevreuil, l’allée du cerf, remonte vers la grande allée pour traverser les longues terres à hauteur des écuries. La tête des chiens va toujours aussi vite. Je laisse Geoffroy s’en débrouiller, ce qu’il fait très bien. Je reprends régulièrement les retardataires pour les rameuter.
Et oui ce travail que fait régulièrement Charlotte nous manque.
La chèvre se dirige vers l’agrandissement qu’elle refuse, pour se faire battre dans les enceintes de Pontoise.
Geoffroy la voit faire une double dans la coupe de la Palière, pour prendre la direction de l’allée de Pontoise. Je porte à sa vue tous les chiens qui étaient en panne dans la coupe. Ils empaument un petit bout de voie, puis de nouveau le défaut. A-t-elle eu peur et a-t-elle retenue son sentiment ?
J’entoure la coupe pour trouver la sortie. Rien.
Arrivé sur l’allée de Pontoise « l’horreur » Quatre cavaliers alignés sur l’allée au lieu d’encadrer. Ils m’expliqueront tous que c’est faute à pas de chance. Ils sont tous arrivés en même temps. Bon il faut faire semblant de les croire.
J’ai un bout de voie dans les rabassières sur lequel certains chiens se récrient sans grosse conviction. Ils vont jusqu’à l’entrée de l‘agrandissement. Je ne vois pas de vol ce l’est. Je doute. En arrière, j’entends Bat l’eau donner de la voix. Geoffroy me rejoint en m’annonçant avoir vu une chèvre que Bat l’eau a relancé au-delà de l’allée de Pontoise. Je fais confiance au chien et y rallie tous les autres. La chasse repart vers les longues terres, la cavalerie, allée de Malakoff, saute la grande allée direction la falaise. Je retrouve les chiens dans la coupe de la falaise, pour plonger dans les vallons. Je prends du retard. Je montre un raccourci à Stéphanie, Karol et Oliv, il me faut les guider pour passer un endroit délicat où les chevaux doivent sauter une marche en descente.
« Restez bien assis en arrière et laisser faire votre cheval rênes longues ».
Bravo je peux accélérer!!
Je retrouve les chiens en défaut dans la coupe de Malakoff. Pilou bien placé n’a rien vu. Des chiens se récrient par à coup le long du vallon. Je me dirige vers eux. Pilou me rejoint au galop pour m’annoncer qu’il a vu arriver dans la coupe un animal qui recule dans mon dos. Il ne peut le juger. J’y porte les chiens qui ont du mal. Malgré le cercle que je fais je ne trouve pas la sortie.
Nous chassons depuis 1h20.
Je décide alors de faire travailler les chiens vers l’enceinte d’attaque. Ils ont connaissance de petit bout de voie! Puis un grand récrie. Les chiens sont déchainés. L’animal va vers la terre de la borne qu’il refuse. Tous les cavaliers sont là pour m’annoncer que trois animaux sont vus. Je laisse faire. Un animal prend la direction des écuries poussé par Ultimo et Utile, les deux autres sautent la grande allée. Ils se déhardent. Le plus petit débuche devant Mickey et moi. Il me parait plus foncé que les autres, et de la taille de notre animal! J’appuie les chiens qui y rallient très criants. Ultimo décroche de l’autre chasse pour rallier. Seul Utile continue. Sa chèvre traverse les longues terres en retour, pour entrer dans l’enceinte où les deux animaux se sont déhardés.
Avons-nous changé?
Je laisse faire tous les chiens qui sont bien rameutés et poussent vers le haut de Malakoff, le plateau, vallon des buis. Geoffroy surveille l’allée des vignes, moi la cassure. Je ne peux voir l’animal qui prend le fond du vallon, ressort par le chemin de la source, la coupe de la falaise, la coupe de Malakoff, l’allée du chevreuil. On se rejoint au bas de l’allée. Un chien vient vers nous en criant, puis casse devant Geoffroy. Je pense que notre animal a reculé. Je tire les chiens en arrière. Mais Usager plus tenace revient au défaut. Tayaut il est relancé devant Geoffroy. Il repart vers les longues terres, pour entrer dans l’agrandissement. Il se fait tourner dans le vallon adjacent à la coupe.
Je demande encore un effort à mon cheval pour monter à la crête qui sépare le vallon de la coupe. Les chiens sont en défaut devant moi. Tilbury travaille, il marque un peu en glissant vers la coupe. Les autres chiens le suivent et se récrient Tayaut il repart avant que les chiens soient sur lui devant les cavaliers bien placés. Il préfère rembucher au lieu de traverser la coupe à la vue des chiens. J’essaie de lui barrer le retour, en vain. Sa ruse lui permet de reprendre de l’avance dans ces enceintes très fourrées. Il ressort de l’agrandissement au niveau des rabassières. Descend vers le château d’eau, revient dans la coupe de la palière. Geoffroy le sonne. Je pense qu’il a alors sauté l’allée de Ste Tulle. Non il a fait une double pour passer devant Geoffroy qui le juge avec de la chasse.
Il me faut remonter les chiens qui filent sous la Palière, le portail, la coupe de Malakkof, les deux vallons, allée des mouflons. Les chiens ne lâchent pas. Geoffroy me donne un vol ce l’est très écarté. Nous voilà Mickey, Geoffroy, et moi de nouveau au vallon des buis. Je remonte le chemin des vignes. J’ai quelques chiens avec moi. A l’angle un chien entre dans le fourré.
Tayaut! Il est relancé. Je pense qu’il est sorti en bordure du champ. Mickey m’assure que non.
Les chiens reculent, ils sont très criants. Je recule avec eux pour surveiller plus haut.
Tayaut! Elle est sur le chemin.
Elle débuche dans le champ. Elle veut me bluffer en se redressant, mais ses bonds sont désordonnés. Les chiens chargent. Va-t-on enfin avoir cet hallali ? Elle perce directement vers le haut de Malakoff, pour retourner à l’enceinte de la cavalerie où sont restés les deux autres animaux.
Je demande à Olivier de changer de cheval. Le mien est usé.
Arrivé sur la grande allée, j’entends trois chiens percer vers le portail. Les autres se récrient dans l’enceinte.
Sont-ils les retardataires ou sur un retour ou sur un animal frais?
Le soir tombe, les chiens rallient, et se couchent autour de mon cheval. Il faut une nouvelle fois sonner la rosalie.
Merci à tous les cavaliers de ne pas avoir mis pied à terre au bout de ces cinq heures de chasse très rapide.
En retraitant nous pensons avoir chassé deux animaux. En écrivant ce compte rendu je n’en suis plus aussi certain. Le deuxième animal a marqué plus rapidement la chasse. Mais si c’est le même il a un sacré entraînement!
François Bouffil
Photos: Gérard Robache / Karol Robache











Continuer les commentaires sur les photos, c’est à mourir de rire!!!
rien que du bonheur, à samedi les amis!!
C’est clair c’est top!
J’adore la photo de Geoffroy et Steph
Merci pour tous ces comptes rendus qui nous permettent de suivre cette chasse en quelques lignes.
Leurs détails nous font vraiment vivre les événements comme si on y était!
Merci!!! et à Samedi!
Bonne année à tous les membres du Rallye Crespin et autres veneurs qui passeront sur ce site!!
Je vous souhaite à tous, beaucoup de bonheur à la chasse !
Une bonne et heureuse année au Rallye Crespin ainsi qu’à ces boutons et ces amis veneurs