Chasse du Samedi 2 Janvier 2010 – Le Rallye Crespin vous souhaite une très belle Année 2010

Mercredi 6 janvier 2010
Par karol

Nous nous retrouvons pour cette nouvelle année à 11 heures, Stéphanie, Nini, Mickey et moi sommes entourés pour cette première chasse de 2010 par une nuée de jeunesse Olivier et Karol, Jean-Philippe et Charlotte, Geoffroy avec Constance et une quinzaine de leurs amis sont venus suivre notre laisser courre.

Photo: Karol Robache

Les chevaux préparés, le casse-croûte est le bien venu pour affronter ce petit mistral glacial qui se lève. Les lèvres sont mises à dure épreuve pour sonner les quelques fanfares sonnées rituellement avant la mise en selle.

Photo: Karol Robache

Photo: Karol Robache

Photo: Karol Robache

Photo: Karol Robache

Je décide de commencer à fouler vers les vallons. Les chiens bien en ordre derrière mon cheval, Olivier à mes cotés la marche de vénerie retentit.

Les premiers récries se font entendre dans le vallon de la bécasse. Une tête perce vers le vallon de buis. Il me faut reprendre le reste de la meute qui n’a pu l’entendre du fait du mistral. L’animal tourne et retourne dans les enceintes du plateau, ce qui me permet de rallier tous les chiens. Les chiens  tombent en défaut le long de la grande allée. Ils reculent instantanément pour relancer devant mon cheval une chèvre.

Photo: Fanny Aizier

La chasse repart vers la cavalerie, saute la grande allée, revient dans les vallons, ressort à Malakoff, allée du chevreuil, allée du cerf, les longues terres, derrière les écuries, ressaute la grande allée, la coupe des longues terres, puis se dirige vers Pontoise.

Photo: Fanny Aizier

J’ai en permanence derrière mon cheval une vingtaine de chiens qui n’ont pu à chaque double entendre les chiens de tête. La médiocrité de la voie accentuée par le vent ne laisse que peu d’espoir de forcer un animal. Défaut dans la coupe de la Palière. J’entoure la coupe, rien. Il me faut voir au loin sur l’allée de Pontoise un éclat de soleil sur la trompe de Jean Philippe pour comprendre qu’il sonne.

- Vous ne m’entendez pas ? Je sonne depuis un bon moment!

- Et non! tu vois bien que nous étions en défaut sur le vent!

Avoir un bon renseignement c’est bien, le sonner pour appeler c’est très bien, mais il faut savoir composer avec les éléments pour que cela devienne efficace.

Bon il a vu la chèvre reculer avec Tilbury qui a su couper la double. Mickey fait les devants en la sonnant au passage de chaque allée. Dernière vue sonnée allée du bassin. J’y porte tous les chiens qui tombent en défaut le long du Castellet. Ils reviennent à l’allée, Tilbury est avec eux. Je pense qu’elle est descendue dans la longe. Les chiens se récrient par à coup. Je doute, mais elle a beaucoup d’avance. Puis Sologne prend la tête. Les chiens débuchent sur l’allée à la hauteur du bassin. Je demande à Geoffroy de regarder le vol- ce-l’est. Il n’a connaissance que du passage d’une harde de grands animaux. Est elle passée avec ? Je laisse faire les chiens. Ils tombent rapidement en défaut. Défaut qui ne sera plus relevé, malgré les grands devants les grands arrières.

Photo: Fanny Aizier

Dans toutes mes recherches les chiens ont trouvé d’abord un renard dans l’agrandissement qui passe devant Olivier. Les chiens sont si prés qu’il pense que le renard va se faire gober mais non, je les reprends facilement.

Entre deux bourrasques de vent, nous entendons des chiens qui se récrient vers les écuries. Devant la petite motivation des cavaliers frigorifiés, je rejoints ces chiens. Tilbury, Bat l’eau, Brindille poussent une chèvre qui va nous amener jusqu’au vallon des buis.

La rentrée au chenil est sonnée. Le mistral nous fouette le visage.

Photo: Fanny Aizier

Chiens, chevaux couverts et rentrés, nous pouvons partager la polenta bien chaude de Nini.

François Bouffil

Photo: Karol Robache

Photo: Karol Robache

Photos: Fanny Aizier / Karol Robache

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