Chasse de samedi 16 Janvier 2009
Le rendez vous est donné à  11 heures. Après notre petit casse-croute habituel, le rapport est donné à  12 heures.
Après un recueillement à  la mémoire de Philippe, nous nous mettons en selle. Les chiens manifestent leur impatience, surtout qu’ils n’ont pas chassé le week-end précédent. Ils se mettent quand même en ordre derrière nos chevaux. La marche de vénerie retentit.
Dés la première enceinte de l’allée du chevreuil, ils se récrient. La fanfare de circonstance est sonnée : Plusieurs animaux traversent l’allée plus haut….
La chasse traverse les deux vallons par la partie haute. Les animaux se déhardent. Les chiens choisissent la plus grosse chèvre. Elle revient vers son enceinte d’attaque, repasse les vallons, se dirige vers le champ des mouflons, revient dans les vallons. Elle y fait double sur double. Il me faut chaque fois reprendre les chiens de queue qui ne rallient pas instantanément. Le train est très rapide. Elle remonte sur le plateau où le premier défaut arrive. Je travaille les devants, les arrières rien. Descends dans les vallons rien. Recule jusqu’au passage des vallons.
J’y retrouve Edouard et Charlotte qui me disent avoir entendu Jean Philippe sonner le rappel des chiens vers la coupe de Malakoff. Devant mon étonnement ils me le confirment en tentant de siffler quelques notes : Ré Mi Sol ou Mi Fa Sol.
Bon, je prends l’allée de Malakoff pour retrouver Jean Philippe. Geoffroy vient vers moi au trot pour m’annoncer que Jean Philippe a vu un animal reculer dans la coupe. Geoffroy le voit aussi. Il ne peut le juger. De plus un deuxième animal prend la même direction. Trois chiens poussent le premier animal qui semble plus foncé. Arrivé à  la hauteur de Jean Philippe, je lui trouve le teint rouge, manifestement dû à son mécontentement de me pas me voir rallier à sa vue.
… Ok, mais pourquoi sonner l’appel des chiens et non un appel aux maîtres.
Son teint rouge vire à l’écarlate : Cela fait une heure que je sonne la vue.
Ah oui, ce n’est pas ce que m’a dit Charlotte. Nom magique qui lui rend le sourire!
Je mets les chiens à  la vue. Ils empaument la voie bien appliqués. Il me faut demander aux cavaliers de se porter aux grands devants pour retrouver les 3 chiens. Arrivé devant le rendez- vous j’ai le plaisir de voir Virginie qui est venue nous retrouver avec ses filles. Elle me confirme avoir vu passer, il y a cinq minutes les 3 chiens en criant. Nous les retrouvons en défaut dans les enceintes de Pontoise. Défaut vite relevé.
La chasse entre dans l’agrandissement, passe sous le bul, monte sur la tête, puis traverse la coupe. Notre chèvre est sonnée à la sortie. Puis les cavaliers la sonnent aux longues terres. Les chiens sont bien rameutés. Dans le champ de la cavalerie il faut voir nos cavaliers plein galop sur leurs chevaux blancs, debout sur les étriers. Marie, Jacques, Jean Sébastien. La chèvre refuse de débucher, pour sauter la grande allée où Jean Philippe la sonne. A hauteur de l’enceinte adjacente au champ de la borne, elle fait une double, relevée instantanement par Tilbury. Elle traverse l’allée du chevreuil devant Olivier.
Il me faut rameuter tout le paquet de chiens. La chasse retraverse une nouvelle fois les vallons. Je retrouve les chiens en défaut dans le champ des mouflons. Défaut que je n’arrive pas à relever malgré le travail des chiens. Je reviens à la coupe de Malakoff au cas où elle aurait fait la même ruse que précédemment. Rien.
Je foule l’enceinte d’attaque. Rien.
Il ne me reste plus que l’enceinte où les animaux se sont déhardés, surtout qu’aucun cavalier n’a pu se trouver sur les devants lors du passage des vallons.
Grand récrie des chiens. Puis silence. Ils sont tout excités autour d’un pin tombé. Ils repartent en criant, puis silence de nouveau. Reviennent sur leur pas. Ils se récrient tous pour plonger dans le vallon. Puis silence. Tayaut je vois un animal le dos arrondi passer tel un fantôme l’allée. Je sonne et appuie les chiens qui font trembler la futaie. La chasse replonge de nouveau dans le vallon. La musique est superbe. L’animal vient sauter devant mon cheval la grande allée. Il a la bouche ouverte. Il descend le vallon de Malakoff, puis revient pour sauter l’allée de la falaise. Les chiens sont tous en paquet, très criants. Ca va très vite. Allée des mouflons, puis le fatidique vallon des buis.
Je vois la chèvre à  l’angle de la vigne. Elle a pris de l’avance sur les chiens. Je la trouve plus vive que tout à l’heure. S’est elle réchauffée après cette heure et demi de défaut ?
Elle saute la grande allée, fait une double dans le dos de Geoffroy qui ne la voit pas ressauter la grande allée. Allée de Malakoff par la partie haute, revient entre les deux vallons. Les chiens ont repris leur retard. Elle traverse la coupe de Malakoff, se dirige vers le portail. Mickey qui a pris les devants me dit ne pas l’avoir vue. Oui mais les chiens percent. Arrivé sur l’allée de Pontoise, des chiens se dirigent vers le bassin. J’entends une tête vers l’agrandissement. Je ne me pose pas de question, je fais rallier tous les chiens. Geoffroy qui m’a précédé m’annonce un vol ce l’est écarté sur l’allée. Les chiens entrent dans l’agrandissement. Puis vont sous le bull. La musique emplit tout le vallon pour monter sur la crête. Je demande encore un effort à mon cheval pour m’y porter. Au sommet il lui faut descendre dans le vallon suivant, puis remonter sur la crête suivante qui surplombe la coupe.
J’écoute les chiens de plus en plus criants dans l’enceinte au dessous de nous. La pénombre commence à nous envelopper.
Tayaut elle débuche toute bossue sur l’allée et descend dans la coupe. Je la suis des yeux pour la perdre derrière un tout petit bosquet. Elle a dû s’y caler. J’appelle les chiens qui arrivent. Tous les cavaliers très bien placés entourent la coupe. Elle ne pourra échapper à leur vue.
Grand récrie de tous les chiens dans le bosquet.
L’ont-ils relancée ? Non. Ils retrouvent un bout de voie qui se dirige vers les cavaliers. De nouveau grand récrie, puis plus rien. J’entoure la coupe rien, je reviens au dernier récrie, rien. Je foule toute la coupe rien. Je demande aux cavaliers présents de venir nous aider à fouler rien.
La nuit est là .
Il nous faut la saluer. Elle a vaincu la meute qui n’a pas eu peut être toute l’aide qu’elle était en droit d’attendre.
Retraite dans la nuit noire mais chaleureuse grâce à cette belle chasse qui nous a été offerte par nos chiens.
François Bouffil
Photos: Karol Robache




































































Mais moi j’ai rien entendu du tout!!! je demandais juste à Edouard à quoi ressemblait la fanfare qu’il avait entendu…
Et apparemment ca ressemblait au rappel des chiens…
C’est tout!
Toujours d’aussi beau comptes rendus qui relatent de magnifiques journées.
Je suis pressé d’être parmis vous ce week-end… A samedi!
Hâte de te voir Charles
Excellent !!
Charlotte et Edouard bien grillés
« Elle a vaincu la meute qui n’a pas eu peut être toute l’aide qu’elle était en droit d’attendre »…
Bah dis donc les gars, va falloir se réveiller, le patron est en colère !
Jean-Phi tu m’apprendras l’appel aux maîtres?
Un grand coucou à tous !