Chasse du 21 janvier 2017

Forêt communale de Saint Cannat 33 chiens, temps frais avec vent d’est

 

Nous avons l’honneur d’accueillir Monsieur Alexis Allione président de la fédération des bouches du Rhône accompagné du photographe reporter de la fédération en vue de faire paraitre un article sur le rallye Crespin dans leur revue « Chasser en Provence. »

Le casse-croûte et le verre de l’amitié rituels sont offerts aux amis chasseurs qui sont venus nous voir.

Le rapport donné j’opte pour aller fouler la partie sud-ouest du territoire dans l’espoir de lancer un brocard.

départ St Cannat

En cette période il est plus intéressant d’attaquer un brocard. Ses bois en velours l’incitent à faire sa chasse dans les parties dégagées afin de ne pas toucher aux broussailles.

velours

Les chiens empaument une voie et lancent rapidement leur animal vers les amandiers. Bien ameutés ils carillonnent. D’avoir sonné trois hallalis lors des trois dernières chasses se ressent. Manifestement des chiens en curée  chassent différemment. Ils rallient plus vite, sont plus criants. La chasse longe le TGV, puis tourne dans les enceintes de la Jas, pour basculer dans le vallon de Gilette. Deux chiens de queue décrochent s’arrêtent hument l’air d’une grosse broussaille et font un énorme bond dans la broussaille. Vu l’épaisseur de la végétation je ne peux pas voire quel animal ils ont essayé d’attraper mais le mouvement des broussailles marquent un animal qui fuit. Je suis sûr que ce n’est pas un sanglier. Est-ce un chevreuil un renard ? Les chiens ne le poursuivent pas et rallient la chasse.

Je retrouve la tête en défaut sur la piste de Gilette. Emérentiane  m’indique qu’elle ne voit pas l’animal. Les chiens reculent d’eux même et percent maintenant dans la direction du chemin de Bert. Geoffroy et Antoine sont avec eux.

Je laisse filer la chasse pour faire rallier les chiens qui sont en retard. Je croise Clémence qui m’annonce que nous chassons un brocard qui a fait une double devant son vélo. Bon renseignement. Je rencontre Marie ,Colette et Jacques. Je leur donne l’information la chasse se trouve vers le chemin de Bert. Arrivé au chemin il leur faut reculer la chasse revient vers les camions. Bien que sous le vent il est difficile d’entendre les chiens. Heureusement que Geoffroy et Antoine sonnent des biens allés.

Le brocard revient à son attaque puis recule jusqu’au chemin de la citerne où les chiens tombent en défaut. Mickey nous rejoint. Il a vu un gros animal qu’il ne peut pas juger, sauter le chemin de la citerne mais en sens inverse de la chasse. Nous nous interrogeons pour conclure qu’il n’y a pas de raison qu’un chevreuil se promène à cette heure-là, surtout que tous les chiens sont bien ameutés et qu’il n’y a pas eu une deuxième chasse.

Les chiens reprennent la voie, remontent en parallèle d’où est venu l’animal et tombent de nouveau en défaut. Ils ont connaissance de bouts de voie mais ne trouvent pas la sortie. Avec Antoine nous entendons Geoffroy qui sonne le chevreuil de bourgogne.

Nous portons les chiens à sa vue. Le brocard est sorti tranquillement sur le chemin a fait deux doubles en étoile et retourne d’où il arrive. Emérentiane deux cents mètres plus loin voit notre animal renouveler sa ruse. Ah moi qui espérais chasser un brocard qui refusera de se faire battre dans les enceintes très fourrées, et se fera relancer de temps en temps. Et non il préfère de ne pas s’arrêter pour augmenter son avance en développant toutes les ruses mémorisées dans ses gênes.

Les chiens arrivant à la vue d’Emérentiane coupent bien la double et percent vers Gilette. J’arrive un peu en retard pour entendre trois chiens se récrier en retour. Je me rapproche d’eux Rien. Geoffroy me suggère de revenir où les chiens ont cassé. J’avais espéré que notre animal ait reculé, car aller à l’endroit même du défaut nous oblige à pénétrer dans la propriété de Gilette où nous n’avons pas de droit de suite.

La passion et la jolie chasse que nous faisons depuis deux heures m’incitent à déborder un peu. « border line ».

Nous longeons le chemin de limite un peu décalés à l’intérieur. Un chien puis deux puis l’ensemble ont connaissance. Ils pénètrent très criants dans une pointe de bois avec des ronces. Vont-ils relancer ? Non ils sortent de la pointe, traversent un champ, longent la maison de la propriété. Ouf il n’y a personne. Ils traversent la rivière la Touloubre pour se diriger sur le plateau puis vers le mas de Fauchon établissement 4 étoiles.

Il ne nous est pas possible de suivre. Nous ne pouvons que rester de l’autre côté du vallon. Tous les chiens chassent pleine gueule. Impossible de voir ce qu’ils ont devant.

Je laisse faire en espérant que la chasse revienne vers nous. Vu de notre promontoire il semble que les chiens tournent dans une végétation très épaisse. Je me dis que ça ne peut pas être notre brocard qui a toujours bricolé sur les layons ou chemins.

Deux chasses se forment. Une continue de tourner sur le plateau, l’autre revient vers le club hippique. Les chiens abandonnent la deuxième chasse pour rallier l’autre chasse. Cela fait près de trente minutes que la chasse tourne sur cette partie du territoire dans laquelle je ne sais pas si nous avons le droit de suite. Je profite d’un défaut pour rappeler les chiens et sonner la retraite.

Geoffroy et Antoine passent le long du club hippique pour rependre les derniers chiens. A leur retour ils nous disent que le plateau est percé de nombreux chemins et layons. Les chiens étaient-ils sur leur brocard ? Dommage que nous n’ayons pas pu suivre pour avoir une vue !

 

Merci à nos chiens qui nous ont régalés.

 

Le soir le président de la chasse de Saint Cannat à qui j’ai fait un résumé de notre journée, me propose que nous que nous fassions prochainement le tour des limites, car d’après mes explications il lui semble que nous aurions pu suivre et laisser chasser.