Chasse du 28 janvier 2017

Forêt communale de Saint Cannat 31 chiens, vent d’Est soutenu.

Comme à chacune de nos chasses sur ce territoire communal le verre de l’amitié accompagné de ma terrine maison est offert aux chasseurs autochtones.

La marche de vénerie retentit,  nous conduisons les chiens vers les amandiers. Le lancer ne se fait pas attendre.

La chasse part très vite direction Gilette où n’avons pas de droit de suite. Notre animal n’a pas le temps d’y ruser les chiens le poussent pleine gueule. Mickey le sonne quand il débuche. C’est un joli brocard.

Il passe derrière la ferme et prend le chemin de crête. Manifestement il veut protéger ses velours en restant sur les chemins.

Il longe la Touloubre pour débucher sur le chemin du club hippique. Il perce maintenant dans le vallon sourd. Alors que je sonne pour rameuter les chiens qui se sont  étirés, je demande à Jean Philippe qui m’a rejoint, d’appuyer la tête vers le chemin de Bert.

La chasse va toujours aussi vite, pour débucher dans les vignes qui bordent la route de Coudoux.

Jean Côme assure la sécurité des chiens en se plaçant le long de la route. Ce qui ne manque pas de surprendre les automobilistes qui passent. Un veneur en grande tenue au bord de nos routes!

Jean Philippe se fait interpeller par le propriétaire des vignes. «Sortez d’ici, vous n’avez rien à y faire. Rappelez vos chiens »  Mais entre vignerons le dialogue s’installe et Jean Philippe est autorisé à traverser la propriété pour revenir vers le vallon sourd dans lequel le brocard à reculer. Il me faut avec Jean Côme rameuter les chiens qui restent sur la double. Les rafales de vent ont décalé la voie et ne permettent pas aux chiens de trouver la sortie.

Jean Philippe qui a suivi le seul chien qui a su maintenir, sonne la vue tout en haut du vallon. Le brocard longe la Touloubre et revient sur le haut du chemin de Bert.

J’y porte les chiens qui empaument bien la voie. J’ai le long du chemin le vol ce l’est du brocard et du chien qui a maintenu.

Les chiens tombent en défaut sur le plateau. Il m’est impossible de savoir si le chien qui a maintenu est là du fait qu’on n’a pas pu me dire son nom. D’où l’importance de connaître les chiens. N’est-ce pas une des qualités d’un veneur accompli.

Ah si j’avais pu au moins l’entendre quand il remontait le vallon. Oreille oh désespoir qui tant de fois m’a fait entendre la voix de mes chiens…tu vas m’obliger à me faire appareiller.

J’encourage les chiens à faire leurs devants rien. Je reviens au débucher du chemin du club hippique dans le cas où il aurait repris le même trajet d’une demie heure plus tôt. Quelques récris des chiens qui percent dans le vallon. Je laisse faire les chiens, il est impossible de pénétrer dans ce vallon avec le cheval. Les chiens reviennent petit à petit à mon cheval.

Je retourne au défaut.

On vient gentiment me dire qu’on a arrêté un chien qui se récriait au-delà du chemin de Bert. « Ah mon étonnement, il m’est répondu tu comprends il partait à l’opposé d’où tu étais » J’avale ma salive et demande qu’on me montre la direction qu’il prenait. J’y porte les chiens qui n’ont pas connaissance. Le temps qui s’est écoulé puis le piétinement des chevaux… Je pousse plus en avant dans le layon, toujours rien.

Les mêmes qui me disent « Oh il y avait un sanglier devant le chien » et ne font rien pour l’arrêter, arrêtent un chien sans tenter de savoir ce qu’il a devant et surtout lors d’un défaut.

Comment leur en vouloir ils pensent bien faire. A moi de reprendre la craie et le tableau noir à chaque saison.

Malgré tous nos efforts en élargissant notre quête jusqu’à l’enceinte du lancer, le brocard n’est pas remis sur pied. Une chevrette est lancée dans l’enceinte que les chiens bouderont à part les quelques jeunes qui la poussent sans conviction.

Dommage après ce début de chasse où l’animal a été sérieusement bousculé pendant près d’une heure.