Chasse du samedi 11 février

La Bastide du Ban commune de Bras 30 chiens temps couvert 10°léger vent d’est.

 

Nous sommes invités par Valérie et Manu Vergez sur leur très belle propriété de la bastide du Ban. Propriété qui va entendre pour la première fois le son des trompes de chasse et le récris des chiens d’ordre.

Lors du casse-croûte avant la mise en selle (un sac vide ne tient pas droit) Valérie et Manu nous montre sur une carte la topographie du domaine. Toute la partie qui longe la route est protégée par un grillage. Sur la partie nord le grillage est en retour sur environ 300 mètres jusqu’à un lotissement. La limite de la partie sud-est est une ligne électrique. Au-delà le droit de suite est accordé par les familles Moustiers sur leurs propriétés mitoyennes du petit et grand Vaubel. Le seul problème si la chasse y pénètre, est le peu de layons ou chemins qui pourraient nous permettre d’être aux chiens. Manu me propose d’attaquer vers la partie nord.


LES FILLES

Le rapport donné la marche de vénerie est lancée.

rapport

Rapidement les chiens lancent deux animaux qui prennent la direction ouest vers le lotissement. Butant au lotissement la chasse recule. Il me semble qu’un chien perce au-delà. J’appuie les chiens qui longent la route, puis se dirige vers l’ouest. Il est facile d’être aux chiens dans toutes ses allées qui quadrillent le territoire. Il faut savoir que nos hôtes sont des passionnés d’équitation surtout de cross. Ils ont aménagé en conséquence leur propriété de nombreuses allées régulièrement tondues sur lesquelles se trouvent divers obstacles, tronc d’arbre, mare, muret. Inutile de vous dire que je contourne sagement tous ces obstacles.

Malgré toutes ces allées aucun renseignement sur l’animal que nous chassons, n’est donné.

La chasse revient vers le lancer.

Une vue est enfin sonnée sur un brocard par Maxime. Madeleine annonce à son tour un autre brocard. Les chiens sont en défaut et ne viennent à aucune des deux vues. Dilemme sur quel animal porter les chiens, le joliment coiffé de Maxime ou celui à petit velours de Madeleine. Les deux animaux n’ont pas pu être jugés surtout que les chiens chassent depuis une trentaine de minutes.

Etant plus près de Maxime, nous portons les chiens à sa vue. Il me montre exactement l’endroit où le brocard se rembuche. A peine mis à la vue Igor le setter  se bloque en arrêt. Tayaut il était resté juste là.

Il bondit par-dessus les chiens pour reculer. La chasse tourne dans l’enceinte. Il ressaute l’allée et prend la même coulée que celui vu par Madeleine. Il semble bien frais mais au bout d’une demie heure ! Je laisse faire.

La chasse tourne dans le centre du domaine. Si nous n’avions pas de vue jusqu’à présent,  nous sommes gâtés maintenant. Plusieurs animaux sont sur pied. Les chiens se sont éclatés. Qui arrêter, qui appuyer ?  Je laisse faire dans l’espoir d’une vue ou un renseignement salvateur m’arrive.

Mon portable sonne. La consigne est pas d’appel entre nous sauf urgence. Un numéro que je ne connais pas. Un sympathique monsieur vient de récupérer une chienne dans son jardin.

Je laisse filer la chasse et appelle Frid pour qu’elle me rejoigne à l’entrée afin que je lui donne le numéro de téléphone de ce monsieur et qu’elle récupère la chienne. Sans lunettes il m’est difficile de lire correctement un numéro.

Bon maintenant il me faut retrouver la chasse. J’entends des chiens vers la ligne électrique. Ils se dirigent vers Vaubel.  Une voix que je ne connais pas se mêle à mes chiens. Un bruno du jura avec un collier Garmin. Un chien de sanglier qui goûte avec plaisir à la voie du chevreuil.

J’essaie de rallier à la tête. Impossible d’avancer à travers bois.

Ouf les chiens reculent pour revenir dans le domaine. Je retrouve Geoffroy et Jean Philippe qui ne peuvent pas m’en dire plus. Les chiens sont éparpillés. C’est du n’importe quoi.

Nous sommes d’accord qu’il vaut mieux récupérer  tous les chiens et revenir vers l’enceinte d’attaque en espérant relancer un animal qui aurait de la chasse. Surtout que cela fait près de deux heures que les chiens chassent certes avec deux ou trois chasses mais chassent fort.

Je reprends tous les chiens sauf trois que j’entends chasser dans Vaubel. Je rencontre deux chasseurs avec leur tenue orange, un télé-repérage à la main à la recherche de leur bruno du jura. Je leur dis qu’il est vers Vaubel avec trois de mes chiens derrière un chevreuil. Ils me remercient tout  en me précisant que leur chien est arrivé jusqu’ici derrière un sanglier.

Sûrement mais il n’a pas pu résister à se mêler à la meute.

 

Arrivés dans l’enceinte d’attaque les chiens relancent deux animaux. Ils en veulent et crient pleine gueule. Jolie musique pour les suiveurs, mais déception pour moi. Bonjour les chiens de change.

Toujours très criant bien ameutés ils tournent  et retournent dans le centre du domaine. Toujours pas de vue pour savoir quel animal ils poussent. Sous le vent je n’entends plus les chiens.

Nous retrouvons les chiens en défaut sous la ligne. Ils reviennent à mon cheval et me regardent en ayant l’air de me dire «  qu’est-ce qu’on fait maintenant ? »

Il nous reste plus qu’à sonner la retraite. Avec Geoffroy et Jean Philippe nous sommes assez dépités devant tous les animaux qui ont été mis sur pied.

Nous entendons sous nous la pibole de Mickey qui sonne avec insistance. Nous le retrouvons tout fière de tenir un brocard au petits velours qui a été pillé par les chiens.

Il nous explique qu’il a vu une trainée de poils qui l’a conduit à l’animal.

Valérie qui est avec nous est toute heureuse de cette prise.

LA CUREE 1

Au rendez- vous Robert me dit «  c’est le même brocard que j’ai vu suivre la chevrette tout à l’heure. Il avait des difficultés à courir la tête basse »

 

LA CUREE

 

Les honneurs sont faits à Valérie et Anne Charlotte.

 

HONNEURS VALERIE

valerie

 

HONNEURS MARIE CHRALOTTE

Les paniers sont ouverts dans une belle ambiance.

Merci à Valérie et Manu de nous avoir permis de découpler sur votre magnifique propriété.