Déplacement dans les Landes

Pour  la première fois le rallye Crespin va découpler dans les Landes. Trente et un chiens  et sept d’entre nous font le voyage. Qu’est ce huit heures de trajet pour vivre sa passion !

Nous sommes agréablement hébergés dans le club hippique le Vol ce l’est où nous retrouvons l’équipage du Percevent qui est venu avec le rallye Fontaines.  Y sont aussi logés le rallye Hourvari et le vautrait Ragy. Les trompes ont sonnées tard dans la nuit.

 

Chasse du mercredi 22 février sur le domaine du bois Garraud.

31 chiens, temps couvert et lourd.

Nous sommes très gentiment accueillis. Un bon casse-croûte est pris dans un rendez-vous typiquement landais. Le responsable du domaine nous présente sur une carte le territoire assez varié bois, plaines, landes et ajoncs. Nous découvrons les  fossés si réputés. Inutile de vous dire que nous allons les contourner. Notre souci est de repérer les passages.

Patrice et moi

Sur les conseils  du responsable nous commençons à fouler la partie nord du territoire.

depart bois

 

Indien joue l’indépendant  en perçant sur notre droite. Je me dis, il va bien rallier à mes appels. Pas du tout, il est même annoncé poussant un brocard. C’est moi qui rallie à lui avec tous les chiens qui ont du mal à prendre connaissance.

Je le retrouve en défaut dans une sapinette. Impossible de retrouver ce brocard. Je pousse plus loin vers une brande. Une chevrette est lancée. Elle traverse un chaume de maïs pour se diriger vers un petit bois. Les chiens n’arrivent pas maintenir. La voie n’est pas là.

Il est amusant de voir une harde de cinq animaux qui tourne dans ce grand chaume sans que les chiens s’y intéressent ou alors ne la voient-ils pas.

Dans le petit bois les chiens lancent un animal qui perce tout droit sur une allée vers la partie est du territoire. Les chiens le maintiennent tout le temps où il  reste sur l’allée. Nous les retrouvons en défaut à un carrefour. Impossible de retrouver la voie. Rien devant, rien sur les arrières, rien sur les côtés. Nous sommes désespérés.

Je décide de fouler une jeune plantation de pins. Une chevrette est lancée. Encore une fois les chiens sont incapables de maintenir.

Nous reprenons de nouveau les chiens et décidons d’aller fouler vers le petit bois quitte à attaquer dans la harde. La fraicheur commence à tomber avec l’après-midi qui avance.

Les chiens lancent une chevrette en bordure d’un champ. Ouf la voie d’un coup est là. Les chiens lui soufflent au poil. Elle tourne cherchant le change. Les chiens ne lui laissent pas l’occasion de le trouver et l’obligent à pénétrer dans une jeune plantation envahie de fougères et ronces. Elle se met sur le ventre devant Geoffroy et Gabriel mais les chiens sont vites sur elle. Elle doit se remettre sur pieds. Elle fait de grands bonds pour se dégager, puis perce vers la grande allée. Tous les efforts qu’elle a dû faire pendant une quarantaine de minute commencent à lui peser.

Patrice la voit arriver droit sur lui marchant, tête basse, soufflant. Elle ne dévie pas et passe à quelques mètres de lui. Les chiens ont pris un peu de retard. Il nous faut contourner un fossé pour pouvoir les appuyer. Geoffroy prend la tête. Avec Antoine nous nous décalons sur la gauche pour bien encadrer. Jean Côme et Gabriel sont sur la droite.

Je vois au loin Geoffroy courant à pied en retour, il a dû mettre pied à terre pour rejoindre les chiens en balancé au-delà d’un fossé.  Une chevrette de change arrive vers moi. Un cavalier plein de bonne volonté tire les chiens vers cette vue.  Il me faut reprendre les chiens. Geoffroy qui a récupéré son cheval vient m’annoncer que Mickey a une vue de notre animal pratiquement pris. Je me rends à sa vue. Il l’a voit faire une double puis descendre dans un fossé, se reprendre à deux fois pour en sortir, puis pénétrer dans une plantation en régénérescence. Les chiens reprennent bien la voie. Elle a dû s’y caler. Et non les chiens sortent toujours criants de la plantation pour débucher dans le grand chaume et se diriger vers un bouquet de joncs qui borde un fossé. La harde de tout à l’heure éclate au nez des chiens.

Après avoir tout remis en ordre, nous ne retrouvons pas notre chevrette malgré tous nos efforts.

La retraite est sonnée. Déçus de ne pas avoir pu conclure mais quand même heureux de ce moment où nous y avons cru.

 

Jeudi 23 février

Le lendemain  nous sommes allez voir  l’équipage Percevent, le rallye Fontaine qui sont invités par le rallye Chanteau à Ichoux pour découpler ensemble. Chaque équipage a mis dix chiens. Un jeune animal a été bousculé tambour battant. Il s’est rendu au bout de quarante minutes par un bat l’eau dans un bassin de décantation d’eau de lavage de carottes.

Les honneurs m’ont été faits. Merci aux trois maîtres d’équipage.

honneurs

 

 

Chasse du vendredi 24 février

 

Nous découplons dans le parc de Murat de 900 hectares. 31 chiens, léger vent, mi nuageux. Nous revoyons avec plaisir Pierre qui est descendu de la capitale pour se joindre à nous.

Accueil très sympathique des gérants. Un bon déjeuner nous est servi avant de nous mettre en selle.

Le rapport est donné à 13 heures. Vu la topographie du territoire, l’ensemble est composé de grandes enceintes de pins bien quadrillées de grandes allées, je demande aux boutons  de sonner la vue à chaque saut d’allée et surtout de se déplacer de façon ordonner pour surveiller les devants et les retours.

allée murat

Le gérant me conseille de commencer à fouler dans une grande coupe. Rapidement les chiens lancent un brocard. Il est bien bousculé. Après avoir percé sur trois enceintes, il recule sur son contre. Les chiens ne se font pas avoir  contrairement à certains d’entre nous.

La chasse traverse plusieurs enceintes.  Brocard saute l’allée devant moi. Je lui laisse quelques secondes avant de sonner la vue. Le train des chiens a ralenti. Ils arrivent à la vue. Manifestement la voie n’est pas des meilleures, ils ont du mal à pousser et maintenir dès que l’animal prend de l’avance. Ils tombent en défaut dans l’enceinte. Je les laisse travailler d’eux même sans me montrer. Rien.  Je les reprends au bout de quelques minutes pour faire tout le contour de l’enceinte. Ils n’ont aucune connaissance d’une sortie. Je pénètre l’enceinte au cas où il s’y serait remisé. Rien.

Il me faut conduire les chiens à un point d’eau avant de fouler les enceintes suivantes.

etang

Dès la quête reprise grand récrie. Est-ce le relancé ? Impossible d’avoir une vue. Enfin Geoffroy annonce un tout petit animal au nez des chiens.

geoffroy

Il ne faut pas le lâcher. Au bout d’une trentaine de minute il pénètre dans une enceinte couverte de fougère et d’ajoncs. Il y trouve son salut avec deux chevrettes qui bondissent au nez des chiens. Ils sont rapidement repris. Nous fouillons l’enceinte sans succès.

gabriel

Nous décidons de sonner le nouveau départ. Pas question d’avoir fait autant de kilomètres pour s’arrêter au bout de deux heures. Les chiens lancent une chevrette sans grande motivation. Voie médiocre, ont ils ont jeté leur feu ? Les chiens rallient fur et à mesure derrière mon cheval. Cela vient désespérant, je songe à sonner la retraite. Alors que je les motive à remonter la voie d’une vue, ils quittent mon cheval avec un joli récrie. Est-ce la fraîcheur de fin d’après-midi ? Enfin  ils en veulent. Depuis une vingtaine de minutes nous n’avons pas de vue. Enfin des suiveurs en voiture nous annoncent qu’ils poussent un brocard qui marque la chasse. Effectivement il saute une allée devant moi, du moins traverse l’allée au pas avec de la chasse. Impression confirmé un peu plus tard par le gérant du domaine qui le voit prendre toute l’allée marquant fortement  la chasse. Seule hypothèse que nous imaginons, les chiens ont relancé le brocard d’attaque qu’ils ont bousculé auparavant une quarantaine de minutes.

La chasse est très criante. Les chiens ne lâchent rien, malheureusement le train n’y est plus.

Il nous est difficile de contrôler la chasse dans les sapinettes. Les chiens s’étirent. Les récries baissent. Plusieurs chiens reviennent à mon cheval. Fatigue ou change. Malheureusement les deux. Antoine les arrête sur une chevrette.

antoine

On vient de m’annoncer que le brocard est vu hallali par les suiveurs en voiture arrivant près de l’étang et recule dans l’enceinte. J’y porte les chiens et foule l’enceinte. Rien pas une seule connaissance.

Je demande plus d’explication aux suiveurs qui sont venus à notre rencontre. Ils n’ont jamais vu le brocard arriver  près de l’étang, mais seulement passer l’allée plus haut, poussé par les chiens. Ils sont rapidement venus près de l’étang où le brocard n’est jamais venu. Ils en ont déduit qu’il avait reculé. Impossible de savoir où le change s’est fait.

Le jour tombant la retraite est sonnée. Le compteur du GPS de Jean Côme affiche 51 kms !

 

Bien que nous n’ayons pas pu sonner d’hallali, nous avons pris un grand plaisir et sommes tous   enthousiastes  pour revenir dans ce merveilleux pays fait pour la vénerie.