Chasse du samedi 11 mars

Domaine de Pontoise. 33 chiens.  Temps plus estival que printanier 23° à l’ombre.

Le rendez-vous est donné à 14h30 pour deux raisons. Le matin j’ai présenté la vénerie aux candidats au brevet grand gibier, et la météo annonce une exceptionnelle journée ensoleillée. Vous pouvez vous imaginer que le rosé givré de sainte Philomène régale nos gosiers lors du casse-croûte.

Le rapport est donné à 14h30.

depart

Je conduis directement les chiens à l’étang afin qu’ils se rafraîchissent.

etang

Mon inquiétude d’avoir du mal à mettre sur pied un animal est vite estompée par le lancer de deux animaux dans la combe de la ruine. Les chiens sont criants malgré la chaleur. Ils choisissent le brocard. La chasse descend vers le chemin communal, pour reculer aussi tôt et revient dans la combe. Après y avoir tourné elle bascule dans le vallon des abbès où les chiens tombent en défaut. Je les reprends pour les conduire à un point d’eau. Ils sont essoufflés après ce gros quart d’heure de chasse rapide. Je me dis que la journée va être compliquée avec cette chaleur. Notre animal a dû lui aussi avoir eu chaud. Les chiens n’ayant aucune connaissance sur les devants si ce n’est deux gorets qui se lèvent au nez des chiens qui les ignorent à part Jurassic arrêté facilement à la voix. Grand chien costaud que je vais proposer à contre cœur à un vautrait. Il n’y a vraiment que la bête noire qui l’intéresse. Bon revenons à notre brocard qui a dû rester dans le vallon. Je foule le flanc est sans succès. Je bascule sur le  flanc ouest. J’entends la pibole de Patrice qui sonne la vue sur la crête. Les chiens rallient et basculent dans le vallon de la ruine, alors que l’animal est vu redescendant  l’allée du vallon des abbès. Il me faut les rappeler et les mettre à la vue. J’explique avec toute la gentillesse et patience qui me caractérisent qu’une vue est sonnée au plus près. Les chiens ont du mal à en refaire. Quelques minutes suffisent pour dire bye bye la voie. La journée semble bien compromise trop de soleil. Bon il ne faut pas se décourager, je tire les chiens vers la marquise où je pense que l’animal a dû se diriger. Tout faux une vue est sonnée par Edouard à l’opposé. Le brocard a pris le chemin communal pour remonter le vallon de la ruine et se faire battre dans la combe où il espère retrouver sa chevrette.  Les chiens empaument bien la voie qui semble meilleure dans la fraicheur de la combe, mais pas assez pour accélérer et l’empêcher de tricoter. Deux chiens basculent dans le vallon des abbès. Mickey sonne la vue au fond du vallon. Les deux chiens mettent bas dans l’enceinte d’où sort une grosse harde de biches accompagnée de leur progéniture. Je lui demande d’aller rapidement se positionner vers la marquise pendant que je rameute les chiens qui sont restés dans la combe.  Heureusement que Geoffroy a pu les reprendre et me les ramener. Alors qu’ils ont connaissance dans la régénérescence de la coupe, la pibole de Cyril  sonne avec insistance vers l’allée du pylône. Nous doutons de cet appel. Mais son insistance est confirmée par les récries des chiens sur le chemin communal. Le brocard a fait le même circuit que tout à l’heure à la différence qu’il prend l’option de percer dans Pontoise. Option confirmée par Stéphanie qui le voit bricoler sur l’allée.

Le soleil qui se rapproche de l’horizon, laisse sa place à la voie. Les chiens passent la vitesse supérieure. Le brocard est relancé dans le bas de l’enceinte du castelet. Il est sonné à chaque allée, les chiens le serrent de près. Jolie séquence de vénerie. Il revient dans l’enceinte adjacente au parc de Didier, puis sous la ruine, puis traverse le vallon des abbès et met les chiens en défaut vers la marquise. Les chiens travaillent consciencieusement. Il repart à une trentaine de mètres de mon cheval sans que je puisse le voir. Mais il n’échappe pas aux yeux de Geoffroy et Cyril qui sont restés sur la crête. Il reprend pour la troisième fois le chemin communal, passe devant Edouard qui attend qu’il fasse ses doubles avant de le sonner. Excellent renseignement qui permet aux chiens de ne pas perdre de temps. Ils descendent toute l’allée de Rousset criants. Ils sont en balancé au carrefour avec l’allée de l’étang. Seule Harmonie a connaissance jusqu’à l’étang. Contrairement à la semaine dernière impossible de lire un vol ce l’est. Le mistral des jours précédents a desséché la terre. A-t-il fait une double pour reculer ? Je ferme les arrières pas de connaissance si ce n’est une bête noire que même Jurassic ignore.

Je reviens vers l’allée de Rousset. Les chiens marquent sans récrie des bouts de voie jusqu’à la mare où ils sont plus pressants. Igor se bloque en arrêt au pied d’un tronc. Les chiens le voyant ne s’y trompent pas. Ils cueillent le brocard hallali après trois heures où cavaliers et suiveurs ont admirablement joué leur partition.

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Les honneurs sont faits à Aliette et Cédric.

alliette

cedric