Chasse du 31 mars

Nous sommes invités par Françoise et Olivier Icard sur  leur propriété à Sorbs si typique du causse. Un grand plaisir de passer ces soirées dans leur magnifique château à parler de nos chasses respectives. Peu de boutons ont pu se libérer pour cette dernière chasse. Marie et Jacques, Mickey et Gabriel sont à cheval. Jonathan est venu suivre à pied et a la mission de récupérer les chiens si besoin est avec le fourgon.

sorbs

La météo annonce un temps couvert et même pluvieux en fin de journée. En guise de nuage nous n’avons qu’un vent du midi. Le dicton de vent du midi chiens au chenil s’avère d’actualité. Les vingt-cinq chiens qui ont fait le voyage n’arrivent pas à lancer un animal dans la partie plate du territoire. Ils sont vite assoiffés. Il me faut les conduire vers un point d’eau cimenté avant d’aller fouler les flancs attenants à Calmel. Malgré les grosses pluies de la semaine précédente il ne reste aucun point d’eau. L’eau s’infiltre très rapidement dans le sol calcaire de cette région. Les siècles derniers les autochtones se transformaient en spéléologues pour récupérer de l’eau.

Les chiens lancent dans le travers couvert de buis. Deux chasses se forment qui partent complètement à l’opposé l’une de l’autre. Il est difficile si ce n’est impossible d’être aux chiens. Nous optons avec Olivier de rallier la chasse qui descend vers la route. Malheureusement les chiens sont vite en défaut. L’autre chasse revient vers nous tout en restant sur le haut. Les chiens semblent y rallier. Le vent, le peu criant des chiens et les contournements que nous devons faire pour sortir des parcs à bestiaux omniprésents qui caractérisent cette région nous font suivre de très loin la chasse, avec des moments d’interrogation.

Alors que positionnés dans un grand travers complétement nu à l’écoute pour savoir où se trouve la chasse, nous voyons descendre droit sur nous depuis une centaine de mètres un brocard trempé, la gueule en sang( il a du s’accrocher dans barbelé) raide. Il me faut décaler mon cheval pour qu’il ne lui rentre pas dedans.  Igor lui bondit dessus. Le brocard roule sur le dos ainsi qu’Igor. Les deux jeunes chiens Juillet et Jurassic n’ont pas le réflexe de le prendre. Le brocard se relève et pénètre dans des buis au pas. Les trois chiens ont le nez dans sa serviette. Pour moi pas de problème ils vont le coiffer dans les buis qu’il nous faut détourner avec Olivier. Mickey sonne une vue en dessous de nous. Je tire à cette vue les deux chiens qui ont rallié. Igor, Juillet et Jurassic reviennent à nous par derrière. Mickey nous dit que l’animal qui sonne, s’est calé le long de la route, puis est reparti. Vu la direction d’où il est arrivé et la distance entre sa vue et la culbute, ça ne peut pas être notre animal.

Je reprends tous les chiens assoiffés pour les faire boire dans un bac à bestiaux, puis pour fouiller les buis. Nous ne retrouvons pas notre brocard ni même un bout de voie. Les trois chiens l’auraient ils coiffé, puis laissé? A-t-il pu leur échapper et se calait dans cette végétation épaisse. Seul saint Hubert le sait.

Merci Françoise et Olivier de votre accueil.