Chasse du 01 octobre

Domaine de Pontoise 31 chiens dont Marseille, Martigues, Mojito et Martial.  Temps lourd légèrement nuageux.

Pour notre deuxième journée seul Jonathan  a répondu présent et m’épaule pour encadrer les chiens.

Je conduis directement les chiens vers la Marquise où se tiennent souvent quelques animaux.  A part une harde de grands animaux ils n’auront pas connaissance. Je bascule dans le vallon des Abbès.  Grand récrie d’Indien qui met deux animaux sur pied. Rapidement les chiens trient  leur animal qui après avoir tourné dans la cuvette  de la ruine vient se faire battre dans la Marquise. J’ai enfin une vue, ils ont choisi le brocard.  La chasse revient vers la ruine où les chiens tombent en défaut.  Je les laisse faire. J’hésite à descendre pour les rejoindre sachant qu’il me faudra économiser mon cheval. Quelques récris de Honduras vite rallié annoncent le relancé. La chasse longe la crête de l’allée de la ruine pour venir sauter au carrefour du pylône. Carrefour qui par journée normale est régulièrement gardé par quelques boutons ou suiveurs. Nouveau défaut. Je rejoins  les chiens et je les conduis à l’étang qui n’est pas trop loin. Marseille qui ne nous avait pas suivis comme lors de la chasse de la semaine dernière est toute contente de retrouver ses copains. N’ayant pas de connaissance sur les devants j’encourage les chiens à travailler les arrières. Bonne intuition ils relancent leur animal qui revient à son enceinte d’attaque puis se dirige vers la Marquise. Nouveau défaut. Le temps est de plus en plus lourd et chaud. J’entends Cécile qui appelle. Ah j’ai oublié de dire que craignant d’être tout seul, j’ai demandé la veille à Cécile de m’accompagner plus par sécurité que pour les renseignements qu’elle pourrait me donner. Je la rejoins. Elle est toute fière de  m’annoncer une vue. Qu’as-tu vu exactement ? Un grand chevreuil sans cornes. Grand comment ? Oh comme un poney. Je crois que tu as vu une biche.  Mais des chiens aboyaient.

Comme quoi tout renseignement même d’une néophyte est toujours bon apprendre. Les chiens qui ont donné de la voix sont très sages sur les grands animaux. Pour moi la biche a dû prendre la même coulée que le brocard. Je pénètre dans l’enceinte. Effectivement une harde se défile devant mon cheval. Les chiens ont connaissance de bouts de voie. Je suis étonné de voir qui reste quelques sentiments malgré la chaleur et la sécheresse ambiantes. Ils relancent leur animal. Les chiens chargent. Vallon des Abbès, vallon de la ruine, enceinte de Didier, enceinte du Castelet sont avalés. J’arrive enfin à coller à la tête dans le bas des enceintes de Pontoise. Mon cheval est blanc écume. Les nuages s’estompent pour laisser leur place à un soleil qui se croit toujours en été. Les chiens ont toujours connaissance mais sont maintenant au pas. A une centaine de mètres devant eux je vois le brocard qui se défile pour s’arrêter derrière un buisson. Il n’attend pas qu’ils soient trop près pour se forlonger. Les chiens le voient. Il a encore de bons jarrets et met en défaut les chiens à hauteur du chemin communal. Ils sont surtout essoufflés tout comme mon cheval qui marque le pas. La sagesse veut que je les reprenne doucement pour les amener à l’étang et sonner la retraite.

En retraitant Martigues Marseille et Martial empaument une voie. Je ne doute pas que c’est une bêtise de la jeunesse vite confirmée par une biche qui saute l’allée.  Je les arrête facilement à la voix, mais content de les voir très chasseurs. Comme je dis souvent il est plus facile de canaliser l’eau qui court que l’eau qui dort.

Bien qu’en ayant été seulement deux pour encadrer la chasse, ces trois heures de chasse d’entrainement ont été un vrai plaisir grâce à la sagesse de nos chiens.