Chasse du 18 novembre

Domaine de Pontoise 34 chiens dont les 6 M. Moins cinq à l’aube, douze au rapport.

Je commence à fouler les enceintes du Castelet sans succès. Je dirige les chiens dans la cuvette de la ruine. Les premiers récris se font entendre. Trois animaux sont lancés. La chasse tourne et retourne dans cette cuvette, jusqu’à ce que les chiens choisissent un joli brocard qui perce vers le vallon des abbés. Les chiens sont mis en défaut à l’orée de la Marquise.

Il m’est annoncé une grosse harde de grandes pattes. Notre brocard les a-t-il suivies? Je n’hésite pas à  conduire les chiens dans la harde que j’entends se défiler. J’ai confiance dans leur sagesse avec quand même une petite appréhension pour les six jeunes. Je leur parle : sagement mes beaux. Pas un seul récri des trente-quatre chiens qui regardent avec indifférence ces grandes bêtes à l’odeur forte. N’ayant rien devant je les incite à reculer. Bonne décision Jean Come sonne notre brocard qui recule. La chasse repart dans le vallon de la ruine, l’enceinte de Didier où il se fait battre pour revenir dans le vallon de la ruine puis des abbés. Il est sonné régulièrement. Il refuse de nouveau la Marquise pour replonger dans le vallon de la cuvette. Je le vois sauter l’allée à l’ouvrage sans prendre trop d’avance sur les chiens qui le poussent depuis plus de quarante-cinq minutes. Le soleil est au zénith et le thermomètre flirte  avec les vingt degrés.

A mon grand étonnement je retrouve les chiens sur le chemin qui serpente au fond du vallon et ils ne veulent plus chasser. Je m’interroge pour savoir s’ils n’ont pas pris leur animal.  Cyril me dit les avoir vus criant débucher sur l’allée puis rester là.  Je les fais travailler sur leur retour, rien. J’enveloppe les devants rien.

Vu la température je reprends tous les chiens pour les amener se désaltérer, puis reviens  au défaut. Je les pousse  sur les grands devants. Quelques chiens marquent  le long du chemin de crête. D’autres se récrient et lancent un animal. Les chiens de confiance restent avec moi. Igor se bloque en arrêt devant un petit buisson. Je vois un animal tapi. Je le dépasse discrètement pour rameuter  plus en avant et laisser Igor le mette debout pour le juger. Pas de chance l’animal bondit dans mon dos et je ne peux pas le voir. Les chiens viennent prendre connaissance de la voie sans réaction.  Par contre ils rallient à la chasse qui ne les avait pas intéressés auparavant.  Madeleine et Valentin n’ont pas pu bien juger l’animal mais pensent que c’est une chevrette.

La chasse descend dans Pontoise où une chevrette est annoncée par Geoffroy. Je reprends les chiens sans mal du fait de la difficulté qu’ils ont à poursuivre leur animal.

Retour à l’étang pour qu’ils se rafraichissent puis retour au défaut pour travailler de nouveau les devants. Les chiens lancent de nouveau un animal.  Les récris sont plus joyeux.

Après avoir tourné dans la cuvette la chasse descend dans Pontoise. Les chiens ne lâchent rien. Le brocard est annoncé. Il fait toutes les enceintes, il doit chercher la chevrette pour donner le change. Antoine l’annonce avec un seul bois, il vient d’en perdre un. Les chiens sont impressionnants tellement ils chargent. Un plaisir des oreilles et des yeux de les voir pousser en éventail.  Le plaisir dure une quarantaine de minutes. Jonathan  le met debout alors qu’il s’était remis sur sa double. Il prend la direction de Rousset.  Cyril et Antoine qui sont en voiture sont déjà au carrefour. Alors que je vais au carrefour suivant, ils entendent le brocard qui se fait prendre. Tous les chiens sont à l’hallali même les six jeunes.

trompe curee

 

curée 18.11

Les honneurs sont faits à Jean Côme et à Antoine.

Honneurs JC

 

Honneurs antoine