Chasse du 10 décembre

Domaine de Barbebelle, 32 chiens température 2°

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Le rapport est donné à 11h comme le souhaite vivement notre hôte. Pas question d’être en retard, tant pis pour les retardataires ils n’assisteront pas au rapport.

A la demande de Brice je conduis les chiens vers Carcassone et la grande vigne de la plaine de fer.

Les chiens qui ont dû rester la semaine dernière au chenil du fait de la tempête de neige qui s’est abattue sur la Provence, sont chauds comme une baraque à frites. Je les laisse s’exprimer sachant que dans ces moments-là rien ne sert à les contraindre. Au bout de quelques minutes tout rentre dans l’ordre.

Une chevrette est lancée à la lisière de la vigne. La chasse à vue traverse toute la vigne. Les cavaliers debout sur leurs étriers collent aux chiens. Ne voulant pas me mêler au peloton, je retiens mon cheval pour contourner la vigne. Lui aussi qui a dû rester au paddock le week-end précédent n’apprécie pas du tout mon option. Il me le fait savoir par des grands bonds sur place en tournant sur lui-même. Premier bond je reste dans ma selle, deuxième bond la partie charnue de mon anatomie décolle de la selle, troisième bond il a pitié de son papa et répond à sa sollicitation. Ouf j’échappe à me fendre d’une bouteille de champagne.

La chasse perce  vers les clairettes puis Carrère revient à Carcassone, recule vers Carrère contourne le tombeau romain pour tomber en défaut le long du grand labour de dessous le bois de rognes. Les chiens ont véritablement volé pendant ces quarante minutes où il a été très sportif pour suivre.

Antoine me fait signe que l’animal est vu traversant le labour dans lequel les chiens n’ont pas connaissance. Il me faut contourner le labour pour mettre les chiens à la vue. Respecter les semis est la moindre des politesses . Les chiens empaument la voie et entrent dans le bois de Rognes. Bois difficile à gérer vue la végétation épaisse et surtout la densité d’animaux qui s’y tiennent.

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Je laisse faire les chiens. Plusieurs vues sont sonnées sur des chevrettes. Normal les brocards ont tous perdu leur bois. Je laisse toujours faire les chiens au dépit des annonceurs de vue.

Après un balancé les chiens partent sur un animal que je juge frais. Nous les récupérons sans mal avec Antoine et Jonathan derrière le château.

Valentin nous rejoint et nous dit avoir vu la chevrette sur une allée dans le bois, la bouche grande ouverte et toute mouillée. Un seul chien était sur la voie. Quand elle s’est remisée dans un fourré les cris de joie de suiveurs belges l’ont remise debout.

J’y conduits les chiens. Ils ont du mal à empaumer la voie. Je les pousse plus en avant rien de convaincant. Je les encourage à faire les contours. Ils lancent un animal. La chasse passe derrière le château puis se dirige vers le jas d’amour. Impossible de juger, mais les chiens décrochent fur à mesure.

Une douleur dans les lombaires m’oblige à mette mon cheval au pas. Rejoint par Antoine, Jean Côme et Jonathan je leur propose de prendre les chiens qui sont autour de nous pour les conduire aux trois ou quatre chiens qui percent plus en avant.

Ils partent au trop en les appelant. Rien à faire ils restent à mon cheval.  Je propose à Antoine de prendre mon cheval. Pas de doute possible ils le préfèrent à ma personne. Antoine les conduit vers carrère, alors que j’embarque après avoir un peu marché pour débloquer la contraction  dans la voiture de Brice.

Le compte rendu devient difficile du fait qu’on perd quand même beaucoup de séquences. Une pluie glaciale détrempe chiens, chevaux et cavaliers qui apprécient que la retraite soit sonnée.

Antoine nous dit qu’il s’en est fallu de peu que les chiens gobent un brocard. Il a bêlé deux fois avant de repartir.

L’ouverture et le partage des paniers dans la belle salle de chasse nous réchauffent.

Pour la petite histoire notre ami suiveur belge me raconte qu’il aurait pu prendre à la main la chevrette tellement elle était fatiguée mais ne savez pas s’il avait le droit de le faire. Le chien avait son nez dans son arrière train sans pour autant la prendre. Je ne doute pas de ses dires, mais pense fortement qu’il est du midi de la Belgique.

 

Grand merci à Barbebelle pour votre très amical accueil.