Chasse du 16 décembre

Domaine de Pontoise 33 chiens température 7° léger mistral

Les repas familiaux de fin d’année retiennent la plus part des boutons. Nous sommes deux à cheval Jean Philippe et moi renforcés par le Père Ludovic en vélo et Cyril en voiture.

 

Les chiens lancent deux animaux dans le vallon de la ruine. Cyril sonne un animal qui saute l’allée en retour poussé par la moitié de la meute. L’autre moitié reste  sur le deuxième animal.  Dans ces moments-là un gros dilemme se pose. Quelle chasse appuyer et comment faire rallier tous les chiens à son choix, de plus quand nous sommes que deux cavaliers à les servir. J’opte pour le paquet où j’entends les récris de quelques chiens de confiance. Il me faut monter sur la crête pour rallier la chasse qui a basculé dans le vallon des Abbès. Bien que loin de la chasse qui est déjà vers la Marquise, je pibole pour faire comprendre à Jean Philippe resté avec l’autre chasse dans le vallon de la ruine que j’ai choisi d’appuyer l’autre chasse. Je retrouve les chiens en balancé à la lisière de la Marquise. Jean Philippe me rejoint. Rien sur les devants. L’animal a dû reculer. J’encourage les chiens à faire leurs retours. Ils retrouvent la voie et relancent leur animal vers le chemin communal. La chasse revient dans le vallon de la ruine pour après y avoir tourné, bascule dans l’enceinte de Didier. Cyril sonne la vue, puis c’est autour du père Ludovic de la sonner à l’allée du pylône. Ca va très vite, mais nous restons coller à la tête. Cyril le sonne au carrefour de l’étoile dans Pontoise.

Les chiens descendent pleine gueule jusqu’au tas de « poussi » où ils tombent en défaut. Quelques chien sautent l’allée devant mon cheval mais s’arrêtent au bout de quelques mètres. Ils reculent. Un daim part sous leur nez. Pas un récri ils le laissent partir.  Je les encourage à faire les devants, rien. Alors que j’enveloppe l’endroit du défaut une odeur forte typique des grands animaux titille mes narines.   Une harde de sept coiffés me regarde. Elle remonte le chemin de Rousset.

Mélangé dans leurs vol- ce- l’est je vois un vol-ce-l ‘est de chevreuil.  Les chiens en ont connaissance mais sont timides pour le clamer. Je les suis jusqu’au chemin communal où ils n’ont plus connaissance. Rien sur les grands devants. Après échanges avec Jean Philippe  pourquoi ne pas reculer au défaut.  Il y a plus d’une heure que les chiens le poussaient.

Se serait-il mis sur le ventre après avoir suivi les cerfs.  J’encourage à fouiller les enceintes. Quelques jeunes chiens s’amusent sur une compagnie d’une vingtaine de sangliers qu’ils ont à vue. Jean Philippe les rappelle à  l’ordre facilement. Alors que les chiens ont connaissance d’une voie qui remonte dans l’enceinte de Didier Jean Philippe sonne l’appel des maîtres. Je laisse filer les chiens pour aller à sa rencontre. Son petit chien Domino est revenu à son cheval avec un bout de viande qui semble fraîche. Les poils collés dessus semblent être ceux de chevreuil ou de biche. Pas possible que ce soit les chiens qui ont coiffé un animal, n’ayant pas chassé dans cette enceinte. Cyril et le père Ludovic n’y trouvent aucun autre indice. Est-ce un bout d’une des deux  biches prélevées il y a deux jours transporté par un renard. Je me demandais aussi si ce n’était pas le forfait d’un loup qui a été vu depuis quelque temps dans le secteur. Nous n’aurons aucune réponse.

Bon revenons à nos chiens qui ont relancé un animal et qui chassent pleine gueule.

Jean Philippe sonne le brocard sur la crête qui sépare les vallons de la ruine et des Abbès. Brocard avec beaucoup de chasse.

Jean Phi

La chasse pénètre dans la Marquise. Jean Philippe sonne la compagnie. Je peux enfin recoller à la tête. Alors que les chiens chassent dans le vallon des Abbès,  Honduras décroche pour revenir quêter dans la Marquise. Je suis la chasse qui a basculé dans le vallon de la ruine. Les chiens sont en défaut dans l’allée du fond. Je vois Honneur revenir à mon cheval boiteux. Mauvaise boiterie qui laisse penser à une rupture partielle de son tendon d’Achille.  Je demande à Jean Philippe qui m’a rejoint d’aller chercher Cyril afin de mettre le chien dans sa voiture.

Honneur embarqué, Jean Philippe m’explique qu’il a vu sortir de la Marquise deux animaux et que la vue suivante qu’il a eue est une chevrette que les chiens poussaient.

Pas de doute Honduras a bien marqué le change. Je regarde les chiens, il nous est revenu.

Notre brocard a dû reculer dans la Marquise. Nous y ramenons les chiens qui retrouvent la voie et le relancent. Ils chargent. Je le vois courir hallali. Les chiens le coiffent après trois heures trente dont une grosse demi-heure de défaut.

CUREE 16.12

Les honneurs sont faits au père Ludovic et à Cyril.