Chasse du 28 décembre

Nous sommes invités le jeudi 28 par la famille Herbeau sur leur belle propriété de Barbebelle.

Le matin Madeleine m’appelle pour savoir si nous maintenons la chasse vue la tempête de mistral qui balaie notre Provence. La météo annonce une accalmie vers la mi-journée. Nous maintenons.

Les 33 chiens sont embarqués. La température annoncée ne dépassera pas les 3°. Avec le mistral prévu qui s’infiltre de partout, plusieurs couches de vêtement sont conseillées pour ne pas dire recommandées.

Le rapport est donné à 11H. Brice souhaite que nous commencions à fouler l’extrémité ouest du bois de Rognes. Les chiens lancent rapidement un brocard qui recule sur eux dans un grand bond par-dessus le chêne kermès où il était remisé. Un chien lui saute à la gorge mais sous l’impact du choc le relâche. Pas de problème nous appuyons  avec Geoffroy les chiens. Alors  qu’il traverse le champ des étangs la voie est décalée d’une trentaine de mètres par une bourrasque de mistral.

Debuche

Pas de souci nous rappelons les chiens pour les mettre à la voie dans la coulée où il se rembuche. Les chiens n’en ont aucune connaissance. Impossible de leur faire reprendre la voie.

Bon nous reprenons tout à zéro. On porte les chiens à une vue de Jean Côme sur deux animaux, aucun récri.

Je pousse les chiens plus en avant. Une chevrette bondit au nez des chiens. Enfin la chasse part et s’arrête au bout de vingt mètres. Pas de doute le vent glacial mange tout sentiment.

Nous glissons vers Carrère moins exposé au vent. Même misère, en plus les chiens ne s’entendent pas

Brice nous rejoint pour nous proposer de rentrer bien au chaud afin d’ouvrir nos paniers et de remettre à demain notre laisser courre.

panier

Une si sympathique proposition ne se refuse pas.

Il est décidé de se retrouver le lendemain vers 13 heures.

 

L’approche du réveillon a retenu plusieurs d’entre nous. Qu’importe les chiens doivent chasser. Madeleine et Geoffroy  à cheval m’aident à servir les chiens.

madeleine

Brice, Patrice et Antoine vont faire les devants avec leurs voitures et Valentin qui doit dépecer les deux sangliers qu’il a tiré le matin nous rejoindra en vélo.

Patrice

Les chiens lancent rapidement trois animaux dans le bois Rognes.  Après avoir tourné dans le bois ils débuchent avec un seul animal. La chasse fait tête vers la plaine de fer, puis Carcasonne,  puis Carrère, puis les clairettes, puis le jas d’amour, puis revient aux clairettes pour reculer vers le jas d’amour, Carcassonne, Carrère et le tombeau romain. Nous n’avons qu’à suivre les chiens en sollicitant sérieusement nos chevaux tellement le train est soutenu.

Défaut dans le travers de l’enceinte du tombeau romain. Nous encourageons avec Geoffroy les chiens à faire leur retour. Une vue est sonné par Antoine sur un animal qui débuche au pas.

Les chiens ne le chassent pas comme précédemment, pour moi c’est un change. Je les reprends pour revenir au défaut. Ils relancent un animal alors qu’ils étaient déjà passés deux fois dans cette partie de l’enceinte. Il recule rapidement. Fagotin resté sur l’arrière le pousse à vue. Il débuche dans le dos de Madeleine qui ne peut pas le juger. Un change se lève devant le paquet de chiens  qui rallie. La confusion la plus complète s’installe.

Tous les chevreuils du domaine se sont donné le mot pour nous faire perdre notre latin du moins le peu de choses que nous savons sur l’art du déduit. Ah ce change, il devient chaque fois compliqué si ce n’est impossible de remettre  les chiens dans le droit dès qu’ils ont dérapé plus d’une fois sur un change.

Après moult tentatives de retrouver notre animal, la rosalie est sonnée.

RETRAITE