Chasse du 10 février

Forêt communale de saint Cannat 33 chiens,  temps ensoleillé grâce au mistral qui se lève, 10°.

 

Un animal est lancé rapidement dès la première enceinte foulée.  La chasse se dirige vers la citerne. Jean Sébastien sonne une vue sur un brocard. Deux promeneur en quad sont subjugués de nous voir. Les chiens plongent dans le vallon de Gilette pour revenir vers les amandiers. Ca va très vite. Le  brocard tourne dans l’enceinte de la Jas, sûrement pour  chercher le change qu’il ne trouve pas. Il revient dans Gilette. Il doit savoir que nous n’avons pas le droit de suite sur cette petite propriété. Pas de souci il suffit de laisser faire les chiens qui l’oblige à basculer dans le vallon de la Touloubre. Parcours habituel où il nous faut piquer plein galop jusqu’au haut du chemin de Berre pour récupérer la tête.

moi-galop

Geoffroy et Antoine plus jeunes plus vite y sont avant moi. Ils me disent que les chiens sont en défaut au bord du champ. Ruse déjà rencontrée, il a dû reculer pour remonter dans le mamelon ravagé par l’incendie. J’encourage les chiens à travailler dans ce sens. Ils retrouvent rapidement la voie qui grimpe dans le brûlé. La voie les conduit dans le lotissement  au milieu de toutes ces villas au jardin carbonisé. Ils buttent sur un grillage pas très haut et franchissable pour un chevreuil.

Je prends la décision de reprendre les chiens. Dommage ils l’ont bien poussé pendant une heure et quart, mais la sagesse veut qu’on sache arrêter.

 

Nous décidons de re attaquer un autre animal bien que je ne sois pas très chaud pour les chiens. C’est les encourager à faire change. Je retourne fouler vers le vallon de la Touloubre.

Les chiens lancent un animal. Antoine sonne le bien- aller quand les chiens traversent les champs pour faire tête vers la partie la plus à l’ouest du territoire qui a aussi brûlé.

Après avoir longé des villas ils débuchent.  Je me dis ils chassent tel un essaim comme une meute de petits anglos sur lièvre.  Quand ils arrivent, sur mon cheval ils s’arrêtent tous avec un regard interrogatif. Je les comprends lorsqu’un lièvre bondit au nez de mon cheval. Ah les garnements ils se sont fait plaisir. Comment leur en vouloir le rallye Crespin n’a-t-il pas pour origine le courre du lièvre.

Nous retraitons sous les regards ébahis des riverains.

Nous retrouvons au camion nos promeneurs en quad qui ont suivi discrètement notre laisser courre. Ils nous disent avoir été enthousiasmés par le spectacle.