Chasse du 24 février

Domaine de Barbebelle, 33 chiens, pluie fine 5°

 

Un bon temps de veneur qui nous laisse espérer une voie saignante.

Avec Brice nous décidons de commencer à fouler vers le jas d’amour où la densité d’animaux est en principe moins importante que dans les autres parties du territoire.

Les chiens prennent connaissance d’une voie dans la vigne mitoyenne au bois. Le lancer ne se fait pas attendre. Trois animaux sont annoncés devant une grosse partie des chiens. Deux autres animaux reculent avec l’autre partie. Du coin de l’œil je vois deux à trois animaux qui se dérobent sur le côté.

Nous sommes servis pour notre souhait d’attaquer un seul animal. C’est vrai qu’en cette période de nuits glaciales les animaux ont tendance à se harder. Bon ne nous décourageons pas. Je laisse faire les chiens jusqu’à ce qu’ils choisissent leur animal.  Le gros de la meute opte pour une chevrette.

Incompréhensible mais la voie n’est pas là. Ils ont du mal à maintenir. Seuls les quatre ou cinq chiens de tête se récrient. Beaucoup d’animaux sont debout. Il nous faut régulièrement reprendre  les chiens de queue qui partent sur le change.

La chasse revient vers le jas d’amour. Les chiens tombent en défaut au bord de la vigne. Rien sur les devants au-delà de la vigne. Je les encourage à travailler les retours. Bien vu ! Un joli relancer à vue nous laisse espérer. Rien à faire les chiens n’arrivent pas à charger. Le grand bois de Carcassonne est traversé tant bien que mal. Nouveau défaut à l’orée de Carrère. Plusieurs vues sont données sur plusieurs animaux. Je fais rallier à Caporal qui se récrie vers le tombeau romain. La pluie s’est arrêtée.

Les chiens lancent une chevrette avec une tache blanche sur le dos. Les chiens sont déchaînés, la voie est devenue saignante. La grande vigne est traversée puis les clairettes, puis le bois de Carcassonne pour se diriger vers le jas d’amour. Ils maintiennent leur animal facilement  reconnaissable. Les chiens chargent toujours.

 

La chasse fait tête vers le tombeau romain, traverse la vigne de la plaine de fer. Les chiens se divisent en deux. La grosse partie se dirige vers le bois de Rognes, l’autre partie, une dizaine, recule dans le flanc du tombeau romain. Je pense que notre chevretteanimal revient à son attaque. J’opte pour rallier à cette chasse. J’ai tout faux, deux animaux sont annoncés par Jean Côme.  J’arrête ces chiens. Papa n’est pas content du tout. Il me faut maintenant retrouver la bonne chasse.  Voyant des voitures prendre la direction du bois de Rognes je m’y dirige. Rien grand silence. Je longe le champ labouré des étangs, passage obligé pour pénétrer dans le bois en venant de la vigne, pas de vol ce l’est de chiens.

Je recule vers Carcassonne enfin des récris. Il m’a fallu près d’une demi-heure pour retrouver la chasse.  Les chiens sont en balancé dans le vallon de Carrère. Geoffroy et Jonathan me disent avoir suivi plein galop la chasse qui a tourné dans le grand bois, puis dans les clairettes  pour revenir ici en bordure de Carrère.  Les chiens ont connaissance jusqu’au tombeau romain où ils tombent en défaut. Défaut qui n’est jamais relevé.

Nous sommes déçus car cette chevrette à la tache blanche a été sacrément bousculée pendant plus d’une heure et quart. Elle a gagné.

La belle tradition des repas animés des fins de chasse de Barbebelle n’est pas démentie.

jean sebastien

Merci encore une fois pour votre accueil.