Chasse du 03 mars

Forêt communale de Saint Cannat, 32 chiens, temps dégagé

 

Le rendez-vous est à 12h. Le matin  je faisais la présentation de la vénerie aux candidats au brevet grand gibier.

Il a plu toute la matinée. Le ciel se dégage  sous l’effet d’un léger mistral. Nous commençons à fouler entre les amandiers et la Jas. Les premiers récris se font entendre. Les «  arrêtes » de Jean Philipe ne convainquent pas les chiens qui sautent la grande allée derrière un renard. Il arrive quand même avec  l’aide d’Antoine à ramener quelques chiens qui se sont arrêtés en bordure du vallon.

Dix chiens sont toujours absents. Je leur demande d’aller les récupérer. Alors que j’attends avec la vingtaine de chiens, j’entends la chasse qui revient à l’opposé d’où sont partis les petits jeunes. Tous les chiens rallient à cette chasse, ce qui a pour effet de les faire tomber en défaut sur le grand chemin. Défaut vite relevé par Indien. Vu leurs récris joyeux, ils ne peuvent qu’être sur la voie d’un chevreuil.

La chasse descend dans la propriété privée de Gilette. Par respect de la propriété nous restons sur la crête à la limite. Nous voyons avec Jean Philippe un chevreuil se dérobé devant nous.

Les chiens très criants viennent vers nous. Une chevrette accompagnée de son jeune sortent   sur la crête et prennent un parti opposé au chevreuil vu. Les chiens arrivent  à leur tour. Ils maintiennent les deux animaux qui après une grande boucle rebasculent dans la propriété. Poussés fort ils débuchent, traversent la Touloubre puis la plaine, traverse  le mamelon brûlé pour se diriger vers les champs qui bordent la nationale  de Salon en Provence.

Il nous faut contourner les champs de la propriété privée, puis trouver un pont pour franchir la Touloubre.  Jean Philippe,  Jonathan, Jean Côme et son neveu  Olivier optent pour la droite. Antoine et moi contournons par la gauche pour prendre un chemin que nous connaissons.

Nous retrouvons Indien, Harmonie, Havane en défaut dans le brûlé vite ralliés par les autres chiens.

Jean Philippe vient nous annoncer que Jonathan a une vue  plus en arrière sur deux animaux qui traversent un champ. Nous y portons les chiens qui n’en refont pas.  Rien sur les devants. Jean Philippe me dit que ce n’est pas là qu’il les voit. Je suis étonné car Jonathan m’a conduit exactement à sa vue. En fermant le champ je vois les volclests des deux animaux qui se rembuchent dans le brûlé. Jean Philippe pas content que je ne l’ai pas écouté, me confirme que c’est bien là où les animaux ont été vus, pas par Jonathan mais par Olivier. Une mauvaise communication sur les prénoms nous a fait perdre de précieuses minutes.

L’odeur âcre de la terre brûlée couvre tout sentiment. Les chiens n’en refont pas.

Pour moi les chiens trouvé en balancé tout à l’heure étaient dans le vrai. Les animaux  qui ont dû nous entendre arrivant au galop, ont peut être fait une boucle pour ensuite débucher et revenir vers la propriété Gilette.

Je demande que le vocelest soit fait le long du champ. Le volcelest d’un  seul animal traverse le champ. Les chiens le marquent mais sans récri. Impossible de traverser ce champ qui est coupé en deux par une grosse haie au fond de laquelle coule la Touloubre.  Je laisse faire les chiens qui reviennent petit à petit à mon cheval. A-t-il reculé jusque dans la propriété Gilette où des bucherons y travaillent. Jean Côme va à leur rencontre pour leur demander si nous pouvions y chercher notre chevreuil.

Après leur réponse affirmative j’y conduits les chiens qui n’ont pas de connaissance.

ChasseDéplachementMars2014-79

Le défaut n’est pas relevé. Comme quoi une mauvaise communication et écoute se paient cash.